Ciel de toit — matière et chiffrage
Ce que mesure la taille 1 à 5
La taille est déduite de la surface développée du panneau de ciel de toit : la longueur du bord du pare-brise au bord de la lunette en suivant la courbure, multipliée par la largeur maximale entre les deux brancards. Ce n'est ni la surface du toit vu de dessus, ni la surface vitrée.
| Taille | Surface | Typiquement |
|---|---|---|
| 1 | ≤ 1,45 m² | Micro-citadine, petit coupé — Twingo I, 500, Panda, Aygo |
| 2 | ≤ 1,95 m² | Citadine, compacte 3 portes — Clio, 208, Golf 3p, MX-5 |
| 3 | ≤ 2,45 m² | Compacte 5p, berline, SUV compact — Golf 5p, 308, Captur |
| 4 | ≤ 3,10 m² | Break, routière, monospace compact, SUV moyen — Passat SW, Scénic, Tiguan |
| 5 | > 3,10 m² | Grand monospace, grand SUV, fourgon — Espace, X5, Trafic |
Les cotes du catalogue sont des cotes types de segment, pas des mesures constructeur. Elles servent à commander la matière et à chiffrer. Avant de couper, on mesure le panneau déposé.
Le piège du métrage : la laize
Le tissu de ciel de toit (jersey contrecollé mousse 3 mm) se vend au mètre linéaire, en laize de 1400 à 1500 mm le plus souvent, 1800 mm chez certains fournisseurs. Le métrage à commander ne dépend donc pas de la surface, mais de la façon dont le panneau rentre dans la laize :
- Pose en travers — la largeur du panneau tient dans la laize. On achète la longueur du panneau. C'est le cas courant et le moins cher.
- Pose en long — la longueur du panneau tient dans la laize (petits véhicules, laize large). On achète la largeur. Souvent encore moins cher.
- Deux laizes — ni l'un ni l'autre ne rentre : il faut deux longueurs et un raccord. Le métrage double, et il y a une couture ou un joint à placer là où il se voit le moins.
Le passage de « une laize » à « deux laizes » est une marche d'escalier, pas une progression douce : 5 cm de largeur en trop peuvent doubler la facture matière. C'est le premier point à vérifier sur un break, un monospace ou un fourgon.
Le sens du tissu
Le jersey de ciel de toit a un sens d'élasticité : il s'étire beaucoup plus dans un sens que dans l'autre. L'élasticité doit travailler en travers du véhicule, pour épouser la voûte du pavillon. Poser le tissu à 90° donne des plis en travers qu'aucun lissage ne rattrape. Vérifier le sens avant de couper : une pose en long pour économiser du métrage n'est acceptable que si l'élasticité tombe du bon côté.
Toit ouvrant : ce que ça change vraiment
- Pas d'économie de matière. Le panneau reste d'une seule pièce, on découpe l'ouverture dedans après collage. La chute part à la poubelle.
- Du temps en plus : dépose de l'enjoliveur de baie, découpe au cutter en laissant 20 à 25 mm de rabat, encollage et rabattage du contour, remontage.
- Une pièce en plus si on regarnit le volet coulissant ou le cache-soleil : c'est un panneau séparé, avec son propre rabat, à prévoir dans le métrage.
- Un panoramique peut compter deux ouvertures et un rail central : compter le temps en conséquence, et vérifier les évacuations d'eau tant que c'est ouvert.
Méthode de pose
- Déposer les garnitures de montants, poignées, pare-soleil, éclairage, ceintures si elles traversent — photographier chaque agrafe avant de tirer.
- Sortir le panneau par le hayon ou par la porte avant, siège reculé et dossier rabattu. Sur un break ou un monospace, passer à deux.
- Décoller l'ancien tissu, puis gratter toute la mousse jusqu'au support nu. C'est l'étape longue : la mousse qui reste se décolle sous le tissu neuf au premier été.
- Dépoussiérer, encoller les deux faces à la néoprène, respecter le temps d'évent (collant au doigt, sans transfert).
- Poser en partant du milieu, marouffler vers les bords, détendre dans les creux avant de rabattre. Ne jamais tirer sur les angles pour rattraper un pli : reprendre au centre.
- Rabattre les bords, découper les ouvertures, reposer.
Le forfait couvre un panneau sain déposé sans casse : un support fissuré, des agrafes cassées ou une baie de toit ouvrant corrodée en sortent et se chiffrent à part.
Comment le prix est construit
Le prix n'est pas calculé à l'heure : c'est un forfait de 1 à 5, le même numéro que la taille du ciel de toit. La difficulté choisit donc le forfait toute seule, et le niveau reste forçable quand un véhicule sort de sa catégorie.
- Forfait — prix fixe du niveau 1 à 5.
- Suppléments du chantier — toit ouvrant, panoramique, volet regarni, état de la mousse, accessoires au-delà du nombre de référence. Une mousse saine donne une remise.
- Revalorisation — un pourcentage appliqué d'un coup au forfait et aux suppléments. C'est le levier des hausses annuelles : la grille ne se retouche pas ligne par ligne.
Le déboursé matière est calculé à part et affiché sous le devis. Forfait tout compris, il n'entre pas dans le prix mais sert de garde-fou : l'outil annonce ce qu'il reste une fois la matière payée, et alerte en rouge si le forfait ne la couvre même pas — ce qui arrive sur un véhicule qui bascule à deux laizes.